
Salut, moi c’est Evita, et je sais ce que je veux. 


Evita
Femelle · Adulte (âge approximatif : 3 an(s)) · Tigré
son petit bonheur : les câlins et les balades dans un coin de verdure pour prendre le soleil.
Les points santé à vérifier
- Identifié par puce électronique
- Vacciné
- Stérilisé / castré
- Vermifugé
- Dépistage et bilan de santé effectués
L’histoire de Evita
Ce sont des dames qui s’occupent des chats dans un village qui m’ont repérée les premières. Elles ne m’avaient jamais vue sur les berges de la rivière, où vivait une colonie de chats. Comme j’étais plutôt à l’aise avec les humains, elles m’ont mise à l’abri, puis m’ont cherché une famille d’accueil. C’est comme ça que j’ai rencontré mon humaine. J’ai été stérilisée et adoptée dans la foulée. À l’époque, nous n’étions que 5 chats et je m’entendais bien avec les anciens. Depuis, nous avons déménagé pas mal de fois, et j’ai pris goût aux longues balades en solitaire. Ça m’aide à décompresser après avoir passé du temps avec toute la troupe. Vous savez, avec l’âge, il y a des moments où l’on n’a tout simplement plus envie de partager son espace. Les petits jeunes peuvent me stresser, même si, en réalité, ils ne viennent jamais vraiment m’embêter. Mais voilà, je vieillis et je veux juste être tranquille.
Mon humaine se dit que je pourrais peut-être avoir un foyer rien que pour moi ? Ce n’est pas vraiment à elle d’en décider. Elle m’aime assez pour comprendre ce qui serait le mieux pour moi, alors elle est prête à laisser le destin faire les choses. Si une personne qui n’a pas d’autres chats s’intéresse à moi, elle me laissera partir. Ça veut dire qu’elle veillera toujours sur moi, mais qu’elle sait que je serais peut-être mieux dans une maison où je serais la seule chatte. Cela dit, dehors, les dangers sont nombreux. Si j’ai le droit de sortir, c’est uniquement pour décompresser, et parce que je vais dans la verdure, au beau milieu des champs, là où ne passent ni voitures ni autres animaux. On me repère facilement depuis la fenêtre et je rentre tous les soirs.
Nous sommes en mars 2022 et, avec la hausse des températures, je vais me mettre à vivre la nuit. C’est là que ça se complique pour mon humaine. Elle aimerait vraiment me trouver un endroit où je serais en sécurité.
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Film en anglais — transcription intégrale ci-dessous
Lire l’histoire
Sa Majesté a fait ses griffes sur le canapé. Encore. Pour certains, la solution, c’est le dégriffage. Alors autant dire clairement de quoi il s’agit.
Dégriffer, ce n’est pas couper les griffes. Chez le chat, la griffe pousse à partir du dernier os de chaque doigt. Dégriffer, c’est donc amputer cet os. À chaque doigt.
Imaginez qu’on vous ampute chaque doigt au niveau de la dernière articulation. Pour avoir griffé un canapé.
Et la douleur peut durer toute la vie. Des études ont montré que les chats dégriffés étaient plus susceptibles d’avoir mal au dos, de mordre et de ne plus utiliser leur litière.
En Espagne, c’est interdit. La loi sur le bien-être animal interdit les mutilations, sauf pour de véritables raisons médicales. De nombreux autres pays européens interdisent aussi le dégriffage.
Le fond de l’affaire : faire ses griffes, ce n’est pas faire une bêtise. C’est ainsi que les chats s’étirent, entretiennent leurs griffes et marquent leur territoire.
Alors offrez à Sa Majesté mieux que le canapé : un griffoir haut et bien stable. Placez-le à côté du canapé, près de son coin dodo et près de la porte. Ajoutez un peu de cataire et félicitez-le quand il s’en sert.
Coupez juste la pointe des griffes toutes les quelques semaines, et protégez le canapé avec une housse, le temps qu’il apprenne.
Le canapé survit. Les griffes restent. Tout le monde y gagne. Sauf le griffoir. Lui, il n’avait aucune chance.